J'aimerais bien connaître le magicien qui a su créer
Cette voix de cristal, ce c½ur si bon et cette femme
Qui habite ton corps et se cache au fond de ton âme.
Céline, ton prénom de fée, on ne peut que l'adorer,
J'aime l'écrire, le répéter et le chanter sans cesse.
Par la force de ton timbre j'ai été ensorcelée,
Tu possèdes la beauté en ton corps de déesse
Mais c'est au creux de tes gestes qu'il y a la bonté
Et dans tout ce que tu fais généreuse à jamais.
Tes dons sont si grands mais tu dis qu'ils sont rien
En réalisant le mal-être qui tue autant de gens.
Tu voudrais, en chantant, rapporter un peu de paix,
Donner l'éclat à qui t'écoute émerveillé chaque fois.
Ton immense passion est la source de mes émotions
Tu chantes n'ayant rien que la foi en ces mots-là,
Je sais que tes sentiments vivent dans tes chansons.
Ce sont ta mère et ton frère qui ont écrit ta première
Ils ont dû l'entrevoir dans la douceur de tes yeux.
Petite fille prodigieuse, tu rêvais de beaux cieux,
Dans ta famille la dernière et tu es toujours très fière
D'avoir été aimée et bien sûr d'avoir aimé à ton tour.
Dès le début tu as eu tout près de toi ton vrai amour
Aveugles vous étiez mais vous guettait une étincelle
Qui soudain voulut rendre votre vie encore plus belle.
La joie d'être ensemble vous a conduit vers la gloire,
Celle qui est dans votre c½ur et sourit au monde entier,
Celle où tu vas chercher de douces notes pour consoler
Les enfants pauvres et malades, au milieu du désespoir.
Leur courage, leur envie de vivre c'est ce que tu admires,
Ils représentent pour toi l'humilité où tu te reconnais.
Dans leur regard tu revois ta nièce aimée qui souffrait,
Dans tes bras elle feuilletait les pages de ses souvenirs
Le soir où elle te disait adieu tu lui parlais tendrement.
Malgré ton c½ur lacéré tu as su réprimer les larmes,
Lui promettant de continuer à te battre inlassablement
Contre la maladie qui a fait de sa jeunesse un drame.
Ta rare humanité veut que les autres se sentent bien,
Si attentive à leurs besoins jusqu'à oublier les tiens.
Tu n'as même pas eu le temps de réfléchir sur ta vie,
À douze ans le succès fortuit t'a emportée avec lui
Toi qui adores être libre de t'endormir sur ton lit,
De dorloter ton garçon et cuisiner pour ton mari,
Te consacrer à ton sport préféré et inviter tes amis,
Entrer dans les boutiques et satisfaire tes envies...
Toi, célèbre chanteuse qui as tout pour être heureuse,
De ne pas avoir connu une vie normale tu regrettes pourtant.
Tu n'as pas vécu d'adolescence de retrouvailles amoureuses
De sorties avec les copains ; à l'école assise à ton banc
Tu étais absente alors que ton esprit était sur scène,
Là où tu as toujours donné le mieux de toi-même
Là où tu es exigeante et que ta puissance te surprenne,
Que la planète t'ovationne, c'est là qu'elle t'aime.
Ô ma chère Céline quelle affectueuse maman a ton fils
Et quelle femme extraordinaire a épousé ton mari,
Seulement après tu dis que tu es chanteuse aussi
Car ta vie à toi a le droit de rester en coulisses.
Tu préfères la mort de ta carrière à ta famille brisée
Ton énorme popularité ne pourra jamais la remplacer
Et sans elle ta richesse n'a plus aucune valeur.
Tu gardes orgueilleusement tes racines en ton c½ur
Ta rappelant toujours de dire d'où tu es venue
Avant d'affirmer au fil des ans celle que tu es devenue.
Il y a parmi les idoles que tu aimes le plus au monde
Ta mère : l'héroïne qui ne t'a abandonné une seconde.
Quand tu as tout quitté pour être auprès de René
Tu te demandais quelle était la raison de telle douleur
Puis tu pensas : « dans notre vie tout est parfait
Il faut donc qu'un peu de tristesse vive avec le bonheur ».
Mais lorsque tu vus ton homme envahi par la fragilité
Peu à peu tu sus le ranimer en éteignant les projecteurs
Et le soigner parce qu'il désirait encore tant t'aimer
Alors l'amour vous a embrassé vous offrant sa chaleur.
Tu sais ma douce étoile, les mots sont trop compliqués
Pour une créature simple comme toi : tu es cette colombe
Partie en voyage à la recherche de c½urs troublés
Pour les réchauffer avec ton chant quand le soleil tombe.
Si un beau jour le destin veut croiser nos deux regards
Je n'oserai t'effleurer, mes mains seront pétrifiées.
Je n'oserai crier, ma voix sera dissoute en brouillard
Mais mes yeux sauront chanter : « Céline merci d'être née ».
Hirondelle 29.03.09